Archives de catégorie : Lyon

L’Ile Barbe

p1020352L’Ile Barbe se situe sur la Saône, à environ 6km au nord de Lyon. L’origine de cette appellation n’est pas certaine. Le toponyme qualifierait le lieu d »île sauvage » (insula barbara). La fréquentation du site est historiquement précoce. Des vestiges romains ont en effet été retrouvés dans ce secteur, comme en témoigne en rive droite de la Saône la tombe du légionnaire romain Marcus Paulinus Saturninus. Continuer la lecture

Place Eugène Wernert : les mausolées romains

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Place Eugène Wernert

Une vingtaine de mausolées romains ont été exhumés à Lyon. Les mausolées les mieux connus, les seuls qui restent encore en partie en élévation, sont ceux de la nécropole de Trion dans le 5ème arrondissement de Lyon.

En 1885, les travaux d’aménagement de la ligne de chemin de fer de Vaugneray à Lyon ont en effet livré plusieurs mausolées du Ier siècle ap. J.-C. Ces mausolées bordaient la voie d’Aquitaine, à la sortie de la ville, à proximité du carrefour de Trion. Les cinq mausolées les plus intéressants furent alors démontés pierre à pierre et reconstitués place Eugène-Wernert, de manière à les conserver.

Cette pratique funéraire n’était pas commune à toutes les catégories sociales : elle était le privilège des personnages importants. Il fallait en effet que les descendants ou les ayants-droit puissent assurer les frais de construction du monument.

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La rosace du couchant

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La rosace de l’Agneau.

La rosace du couchant, plus couramment appelée rosace de l’Agneau, mérite un arrêt sur image. Située au-dessus du grand portail, à plus de trente mètres de haut, elle occupe, avec ses douze mètres de diamètre, une place si importante qu’elle touche l’ogive dans sa partie supérieure. Continuer la lecture

Les remparts de Lyon

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Enceintes présumées – Reynaud 1998

La cité de Lugdunum fut fondée sur la colline qui prendra le nom de Fourvière. Ses quartiers ont occupé tout l’espace de cette colline en s’étendant jusqu’à Saint Just, Loyasse et La Sarra. Dès l’Antiquité, une enceinte aurait protégé toute cette surface, même si son tracé global n’est pas tout à fait avéré; les opérations d’archéologie préventive permettent néanmoins d’améliorer la connaissance de l’enceinte antique. Il semble réaliste que le privilège d’avoir une enceinte ait été octroyé à Lyon, de par son statut de colonie romaine, à l’instar de Nîmes, par exemple. De même, certains indices textuels laissent supposer l’existence d’une muraille protectrice : par exemple Grégoire de Tours, en parlant de l’église Saint-Irénée, la situe « à proximité extérieure des murs« . Mais le relief très particulier de Lyon et la présence de deux cours d’eau majeurs rend difficile la restitution possible de l’enceinte…

Découvertes marquantes ces dernières années, les fouilles de la place Abbé Larue en 2012 et 2014 ont permis de mettre  au jour des restes d’une muraille  défensive gallo romaine comprenant un solide mur de 1,9 m d’epaiseur ainsi que les restes d’une tour.

Encore plus étonnant, les fouilles de la place Abbé Larue révélèrent la présence plus ancienne d’un ouvrage de défense gaulois : le murus gallicus. Ce type d’ouvrage défensif gaulois est généralement lié à la présence un oppidum : le secteur des Farges aurait-il donc été occupé de manière significative avant même la création de Lugdunum en 43 av. J.C.? La vocation défensive de ce lieu semble donc avoir traversé le temps, puisque l’enceinte du XIX ème siècle était encore sensiblement au même emplacement… Continuer la lecture

Pierre-Scize

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Lallemand, Jean Baptiste (1716 ?-1803 ?). Vue de l’entrée de Lyon. BNF.

Le site de Pierre-Scize est unique à Lyon. A cet endroit, la Saône s’est frayée un passage étroit entre les collines de Fourvière et de la Croix-Rousse. Les roches granitiques affleurent verticalement sur les deux berges en formant deux falaises abruptes.
Dès l’époque romaine, ce site qui verrouille l’entrée nord de la ville représente un axe de communication stratégique. Aussi, la légende dit le passage aurait été élargi par Agrippa de manière à assurer la viabilité de la voie, notamment par rapport aux crues régulières de la Saône. L’affleurement des roches sert également de carrière. La configuration du lieu se retrouve dans son toponyme : Pierre Scize = pierre coupée. Continuer la lecture

L’autel du sanctuaire fédéral

auteldelyonauguste_cngDans sa « Géographie » (IV,3,2), Strabon évoque ce sanctuaire gallo-romain, unique par son rôle et par sa taille : « Le sanctuaire dédié en commun par tous les Gaulois à César Auguste est bâti en face de la ville, au confluent des deux fleuves ; il y a un autel remarquable, portant l’inscription des peuples, au nombre de soixante, les statues de chacun d’eux, ainsi qu’un grand bois sacré. » Continuer la lecture

L’amphithéatre des trois Gaules

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Vue aérienne

Les amphithéâtres apparaissent dans l’empire romain au Ier siècle av. J.-C. D’abord en bois, rapidement supplanté par la pierre, ce type de bâtiment se répand très vite dans tout l’empire. On y représentait des combats de gladiateurs, des chasses, ou même, parfois, des combats navals. Le plus célèbre reste le Colisée de Rome, construit par Vespasien. En France, les arènes de Nimes, ou encore l’amphithéâtre de l’Arles antique figurent parmi les mieux conservés. Continuer la lecture

Cathédrale Saint-Jean : le parc archéologique

p1000892Pour comprendre la genèse de la cathédrale Saint-Jean et des bâtiments qui l’entouraient, une visite du parc archéologique s’impose ! En effet, des fouilles menées de 1973 à 1977 sous la direction de J-F. Reynaud ont fait apparaître un groupe épiscopal comprenant trois édifices religieux distincts. Leur construction remonte, au moins en partie, au IVème siècle ap. J.-C. : la cathédrale Saint-Jean primitive au sud, située en lieu et place de la cathédrale actuelle, avec une emprise toutefois moins importante, le baptistère qui deviendra l’église Saint-Etienne au centre, et l’Eglise Sainte-Croix au nord. Le parc archéologique situé sur le côté nord de la cathédrale Saint-Jean présente les restes de ces deux derniers édifices. Continuer la lecture

Le parc archéologique Saint-Just

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La collégiale avant sa destruction, autour de 1550.

Cet espace vert lyonnais est situé au n°13 rue des Macchabées, dans le 5ème arrondissement de Lyon. Il représente une étendue assez importante de vestiges archéologiques, néanmoins pas toujours évident à déchiffrer, compte-tenu de l’importante continuité historique et religieuse du site. A cet emplacement, se situait pourtant la puissante église collégiale Saint-Just, entourée de bâtiments religieux. L’ensemble était clos et protégés d’une fortification propre, le cloitre Saint-Just. Continuer la lecture

Le Fort Saint-Jean, citadelle de pierre en bord de Saône

fortjean010Au XIIIème siècle, les remparts de Lyon suivaient l’axe de la place des Terreaux actuelle et limitaient la ville au nord, par des fossés creusés (voir article correspondant). Ces remparts médiévaux se révéleront vite obsolètes, et dans un contexte de guerres fréquentes, la Ville de Lyon ne cessera de vouloir moderniser ses moyens de défense, avec une efficacité et une rapidité de mise en oeuvre toutes relatives… Continuer la lecture